Bilan pédagogique : Terminale Maths-Physique 2024-2025
Évaluations, résultats et orientation de 34 élèves
Sommaire7 sections
Chaque année, je prends le temps de faire un bilan de mes classes. Pas un bilan administratif, pas un rapport pour le proviseur. Un vrai retour d’expérience : comment j’ai évalué, ce que les chiffres disent, où les élèves sont partis, et ce que j’en tire pour l’année suivante.
Ce document concerne la T10 du lycée Notre-Dame de Boulogne, promotion 2024-2025. Une classe de 34 élèves en spécialité Mathématiques et Physique-Chimie. C’est le premier bilan que je publie, mais l’idée est d’en faire un exercice récurrent, année après année, pour documenter ma pratique et observer les évolutions.
Les données sont anonymisées. Aucun nom d’élève n’apparait. Les statistiques sont calculées à partir des notes réelles et des choix d’orientation ParcourSup confirmés.
Le dispositif d’évaluation
J’utilise cinq formats d’évaluation, chacun avec un rôle précis et un poids proportionné à ce qu’il mesure.
Résultats de la classe
Indicateurs clés
Distribution des moyennes
La distribution est concentrée entre 12 et 16, avec un pic dans la tranche [14 ; 16[ qui regroupe un tiers de la classe. Aucun élève sous la barre des 10. Le profil est celui d’une classe homogène de bon niveau, avec un petit groupe de tête au-dessus de 17 et très peu d’élèves en difficulté.
Statistiques par genre
La classe comptait 14 filles et 20 garçons.
Répartition de l’orientation par genre
On retrouve un schéma classique : les garçons sont surreprésentés en CPGE scientifique (80% des effectifs), tandis que les filles se répartissent de façon plus uniforme entre les filières, avec une présence marquée en PASS (75% des candidats médecine sont des filles).
Formations d’excellence
Sur les 34 élèves de la classe, 8 ont intégré des formations parmi les plus sélectives de l’enseignement supérieur français.
Orientation ParcourSup
Vue d’ensemble
Détail par filière
CPGE : 14 élèves, 41% de la classe
Les CPGE restent la première destination de cette classe. Sur 14 élèves, 10 partent en filière scientifique et 4 en ECG.
La moyenne des CPGE scientifiques (MPSI + PCSI) dépasse les 16. Les profils ECG ont une moyenne plus basse (14,78) mais accèdent à des prépas très correctes, avec notamment Sainte-Geneviève (Versailles), l’une des plus sélectives de France.
Université : 11 élèves, 32% de la classe
Les deux admissions à Dauphine sont le fait d’élèves très bien classés (4e et 7e de la classe). Les candidats PASS ont un profil solide (moyenne 14,78), ce qui est encourageant pour la suite de leurs études de santé.
Écoles post-bac : 9 élèves, 26% de la classe
L’ECE capte une part significative des élèves qui ne passent pas par la case prépa. C’est un choix cohérent pour des profils entre 12 et 14 de moyenne, qui préfèrent une intégration directe en école d’ingénieurs plutôt que le parcours CPGE.
Corrélation notes et orientation
Ce tableau croise la tranche de moyenne annuelle avec la filière choisie. Il donne une image concrète de la relation entre le niveau scolaire et les choix d’orientation.
Plusieurs constats. Les formations les plus sélectives (CPGE top, Dauphine) captent presque exclusivement les élèves au-dessus de 16. Les CPGE en général recrutent sur un spectre plus large, de 12,88 à 18,43. Les écoles d’ingénieurs post-bac constituent la voie naturelle pour les profils entre 12 et 14 qui souhaitent s’orienter vers l’ingénierie sans passer par la prépa. Et il ne faut pas sous-estimer les élèves de la tranche [14 ; 16[ : ils accèdent à des formations très variées, de la CPGE à la licence en passant par le PASS.
Pour conclure
Ce bilan est un instantané. Il capture une classe, une année, un contexte. Trente-quatre élèves qui ne sont évidemment pas réductibles à leur moyenne annuelle ou à leur choix ParcourSup.
Ce qui m’intéresse dans cet exercice, c’est la récurrence. Année après année, ces bilans construisent une base de données informelle sur ma pratique : est-ce que mon dispositif d’évaluation produit les mêmes distributions ? Est-ce que les choix d’orientation évoluent ? Est-ce que le profil des classes change ? Les réponses viendront avec le temps.
Pour les collègues qui lisent : si ce format vous est utile, n’hésitez pas à me contacter. Je suis convaincu qu’on gagnerait collectivement à documenter davantage ce type de données, plutôt que de laisser chaque année s’effacer sans laisser de trace exploitable.